Le versement des indemnités journalières de mon client avait été interrompu par sa compagnie de prévoyance qui contestait la validité du contrat et prétendait que la maladie de mon client était imaginaire.
Mon client n'arrivait plus à joindre les deux bouts et sombrait dans la dépression.
Compte tenu de l'urgence financière dans laquelle se trouvait mon client, j'ai engagé à l'encontre de la compagnie de prévoyance une procédure de référé que nous avons gagnée.
Cette compagnie s'est contentée de régler les indemnités dues pendant la période échue et a refusé de poursuivre les règlements au motif que les décisions de référé n'ont pas l'autorité de la chose jugée.
J'ai engagé une procédure au fond au cours de laquelle la compagnie de prévoyance a développé tous les moyens imaginables : nullité du contrat, irrecevabilité des demandes, sursis à statuer dans l'attente d'une plainte pénale déposée à l'encontre de mon client pour faux...
La plupart de ces moyens étaient dilatoires, leur unique but étant de perdre du temps pour décourager mon client et l'épuiser aussi bien financièrement que psychologiquement.
En 5 ans de procédure, j'ai plaidé six fois dans cette affaire tant en première instance qu'en appel avant d'obtenir une décision définitive.
Mon client pensait être au bout du tunnel, mais contre toute attente, la compagnie de prévoyance a refusé d'exécuter la décision.
J'ai dû faire une saisie-attribution qui a été contestée par la compagnie de prévoyance devant le juge de l'exécution. Elle a perdu.
Notre victoire avait une saveur exquise.